Effets secondaires des énergies fossiles

Les combustibles fossiles ont alimenté la révolution industrielle et la Révolution Verte au cours des 200 dernières années, rendant nos vies momentanément commodes.

Toutefois, l’extraction et la combustion des énergies fossiles libèrent une quantité sans précédent de métaux lourds, de soufre, d’oxyde d’azote, de particules du traitement de produits chimiques de synthèse, ainsi que du méthane et du CO2 qui s’accumulent progressivement.

 

Ce dernier en particulier a un effet dramatique sur l’atmosphère et les océans.

changement climatique

Les conditions météorologiques relativement stables des dix mille dernières années de l’Holocène – une période qui a favorisé le développement de l’agriculture et des civilisations – sont en train de changer beaucoup plus rapidement qu’on ne l’avait initialement supposé, alors que la combustion se poursuit. Les changements sont graves et irréversibles à une échelle temporelle humaine.

 

Sur terre, ce changement aura pour conséquence de perturber la production alimentaire, malgré la nécessité de l’accroitre pour satisfaire 7 milliards de personnes.

Par exemple, pour chaque degré Celsius d’augmentation de la température au-dessus de la norme saisonnière, les nations doivent s’attendre à un déclin de six à dix pourcent des rendements du blé, du riz et du maïs.

Les conditions du sol, leur activité microbienne et donc leur fertilité peuvent être en situation de stress, alors que les sécheresses et les inondations se multiplient. D’autres aspects de ces écosystèmes se voient altérés. Mais par dessus tout, une perte de la biodiversité est prévue car le changement climatique dépasse la capacité d’adaptation de nombreuses espèces.

L’élévation du niveau de la mer mêlé à des précipitations de plus en plus violentes et des inondations signifie également que les marées dévorent les cotes et saccagent les littoraux. Des inondations fluviales menacent l’approvisionnement en eau douce, l’eau salée envahit les rivières, ayant pour conséquence la salinisation des réserves souterraines.

En fin de compte ces changements imposeront des migrations intérieures massives.

Les réfugiés climatiques ne se trouveront plus uniquement dans les nations insulaires de basse altitude.

Le Bangladesh, situé dans une large mesure sur le delta du Gange-Brahmapoutre, est sur le point de perdre 11% de son territoire (domicile de plus de 15 millions de personnes et l’une des plaines les plus fertiles du monde) en prévision d’une montée des eaux d’un mètre.

Trente-deux autres grands deltas de faible altitude abritent des centres urbains. Environ la moitié de la population mondiale et une grande partie de sa richesse se trouvent à proximité de l’eau. Pour l’illustrer, le delta du Nil représente près de la moitié de l’économie égyptienne.

La fonte des glaciers et du manteau neigeux réduit la viabilité de nombreux barrages dans leur capacité de production d’énergie hydroélectrique.

Une réduction d’un pourcent du débit d’un fleuve peut réduire sa production électrique de trois pourcents. Les glaciers Kush-Karakoram-Himalaya-Hindus – alors que leurs parties orientales et centrales fondent à un rythme accéléré – déversent un flux constant d’eau pour la production d’énergie, en plus d’être une importante ressource pour l’agriculture et les régions urbaines ainsi que la consommation industrielle d’un quart de la population mondiale.

Les rivières qui coulent dans cette région comprennent le Gange, l’Indus, le Mékong, le Yangzi, le Brahmapoutre, de l’Irrawaddy et le Salween.

Bien sûr, les glaciers et les accumulations de neige ont moins d’impact sur les zones en aval, qui dépendent plus des précipitations saisonnières de la mousson. Mais les moussons ont leur rythme, et parfois ne surviennent pas. Alors les glaciers deviennent les principaux fournisseurs de flux continu des rivières.

Par exemple le Pakistan, qui est passé de 52 à 188 millions d’habitants en cinquante ans, dépend entièrement du fleuve Indus, qui lui dépend à son tour des eaux glaciaires pour la moitié de son débit.

l’acidification des oceans

Plus d’un tiers des émissions de CO2 sont absorbées par l’eau de mer.
Par conséquent, l’acidité des océans a augmenté d’environ 30% depuis le début de la révolution industrielle, et le processus ne fait que croitre.

Les niveaux biologiquement nécessaires de carbonate de calcium ont diminués en conséquence et comme ce sont les blocs de construction pour les squelettes et coquilles de nombreux organismes – y compris le plancton calcaire, le krill, les coraux – l’ensemble de la chaîne alimentaire marine court un risque de détérioration accélérée.

L’acidification des océans a une multitude d’autre effets qui commencent tout juste à être découverts et compris. Entre autres, des systèmes immunitaires diminués des habitants marins ainsi qu’une perte de leur capacité d’orientation. Les conséquences de cette acidification concernent tout l’écosystème marin et elles donnent lieu à d’importantes zones mortes dans les océans.

Ces changements ont un impact inexorable sur les activités humaines. Plus d’un milliard de personnes dans le monde s’appuient sur ce que leur offre l’océan pour satisfaire leurs besoins en protéines, et de nombreuses économies se sont développées autour de la pêche et les industries connexes.

Arcade des découvertes
LIENS EXTERNES

A quick summary of the latest status and science from Truthout

Global warming could deplete the oceans’ oxygen – with severe consequences

Climate change: Melting glaciers bring energy uncertainty article in Nature.

Impact de la consommation de viande sur l'environnement

Nature Conservancy video 1:40 video - Julia Roberts is Nature

Europe with sea level rise

PDF. Los Angeles Times article: One in six species could be wiped out by climate change. A meta-analysis of 131 previous studies about how multiple species would fare in a warmer world. The hotter the Earth gets, the more that risk rises. Rodale Institute

Regenerative organic agriculture and climate change

Video 7:30 min. explains weather change. Climate, Jetstream and Polar Vortex. Yale Climate Forum

Film, 1:06:00 about climate change in our times (the Anthropocene)

Climate change explained by David Suzuki Foundation website

Climate change explained by UNEP website

Video 15:00 IPCC synthesis report

Prof Rattan Lal: putting carbon back into the soil can help with climate change mitigation and improved soil health.